Le Tour du Bout du Monde en un Jour.


























































Fin octobre 2016, nous avions fait cette balade  intitulée 6 heures 15 mn de bonheur. Nous vous invitons à en retrouver le compte-rendu publié sur ce blog à la date du 24 octobre 2016. Il y a à la suite des photos un article très fouillé de Brigitte sur la formation du site.
 Nous étions très peu. Comme cette randonnée est magnifique, nous nous étions promis de la reproposer à l'automne 2017. Nous avons bien fait puisque nous nous sommes retrouvés à 20. 


Un patrimoine ancien
 Nolay fut construit sur l'emplacement d'un site gallo-romain. Le bourg est cité pour la 1ère fois en 885. Après les invasions barbares, la ville s'était dotée d'un château, situé à l'emplacement de l'actuelle place Carnot et qui, au XVe siècle, a abrité les Ducs d'Aumont. Il n'en reste pratiquement rien aujourd'hui, les derniers maigres morceaux de tours et de remparts se cachant dans des propriétés privées.
Selon la légende, Nolay devrait son nom aux noyers. Ces arbres très nombreux autrefois, donnaient une huile de noix de qualité grâce aux nombreux moulins installés sur la rivière la Cozanne. La rue des huiliers garde la mémoire de cette époque des artisans, comme les rues des tanneries et des cloutiers.
La Halle
Au cœur de la cité, superbe édifice du XIVème. Une poutre de charpente porte la date de 1388. La robuste charpente en chêne, dont les piliers reposent sur des blocs de pierre, supporte une magnifique toiture en laves (ou lauzes bourguignonnes, roche calcaire stratifiée durcissant au soleil, courante dans la région), d’un poids atteignant 400 à 600 kg au m2.
La production de l'industrie locale et des vignobles s'y échangeait contre grains, peaux et bétail du Morvan ou de l'Auxois. Les Halles proposaient 2 marchés par semaine et 4 grandes foires chaque année.
Aujourd'hui encore, s'y organisent d'importantes foires : foire à la brocante et aux antiquités, foire d’artisanat, marchés des bouquineurs, fêtes historiques...
Les fouilles effectuées sous la halle en 1994 ont révélé la présence d’un ancien four banal qui avait posé problème pendant sa durée de son fonctionnement car ayant provoqué plusieurs incendies de la charpente de la halle, au grand mécontentement des Nolaytois. Ces fouilles ont également permis de mettre au jour des maisons préexistantes arasées (peste et guerre de 100 ans) sur lesquelles la halle a été construite, ainsi qu’un tuyau en bois (fin XVIIIe siècle) destiné à l’alimentation d’une fontaine située place Monge (place devant l’église).

La famille Carnot

Lazare Nicolas Marguerite Carnot, né à Nolay (Côte-d'Or) le 13 mai 1753 et mort à Magdebourg (Allemagne) le 2 août 1823, est un mathématicien, physicien, général et homme politique français. Membre de la Convention nationale, il est surnommé l'organisateur de la victoire ou Le grand Carnot. Il a participé à la fondation de l’École polytechnique avec Gaspard Monge.
Son fils, Sadi Carnot (1796-1832), a fondé la thermodynamique.
Son petit-fils, Sadi Carnot (1837-1894), a été député de la Côte d’Or, préfet, ministre, puis président de la République.
Bien d’autres descendants de Lazare Carnot ou de ses frères se sont illustrés dans l’Histoire de la France.

Eglise Saint Martin

 L'église Saint-Martin a été construite au XVe siècle sur les fondations d'une église romane. Le clocher d'une hauteur de 38 mètres soutient deux Jacquemarts, Jacquot et Jacquotte.
L'église s'est effondrée en 1641 et fut reconstruite vers 1643 d'après les plans de l'architecte Caristie.
Elle contenait, jusqu’à la seconde moitié du XIXe siècle, un retable (*) du XVe siècle classé parmi les Monuments historiques par arrêté du 29 avril 1919. Ce retable fait désormais partie des collections du musée du Louvre et est exposé au Louvre-Lens. (*) Retable : panneau ou ensemble de panneaux en marbre, pierre, stuc ou bois, généralement peint ou orné de motifs décoratifs, placé verticalement derrière l'autel dans les églises chrétiennes.

Chapelle Saint Pierre

 La chapelle Saint-Pierre de la confrérie Notre Dame du Chapelet et Saint-Joseph, qui faisait autrefois partie d’un hôpital et d’une léproserie, a été construite en 1517. Elle est ornée d’un clocheton à bulbe oriental ajouté au XIXe siècle.
La chapelle, ainsi que la croix située devant, sont inscrites à l’inventaire des monuments historiques depuis le 27 mai 1991.
Au Moyen Age, Nolay et ses environs ont compté jusqu’à 15 chapelles. D’autres ont été construites plus tardivement. Il ne reste de nos jours à Nolay que la chapelle Saint Pierre, la chapelle Saint Philippe dite également chapelle Saint Jacques et la chapelle Saint Vincent.

 Architecture 

 Les plus anciennes maisons de Nolay sont d’anciennes échoppes. Ces bâtiments en pierre sur cave étaient élargis à l'étage par une avancée à pans de bois en surplomb sur la rue. Au Moyen Age, le marchand ouvrait sa fenêtre du rez-de-chaussée pour servir ses clients et vivait à l'étage, la cave servant au stockage. Si les maisons sont parfois datées précisément dans le temps comme la maison à bossage de la seconde Renaissance française portant la date de 1562, les différents remaniements ou la construction en pierre ne permettent pas toujours de connaître leur époque précise de construction. On peut même trouver un ancien magasin décoré Art nouveau (début XXe siècle) ! Quoi qu'il en soit, les maisons nolaytoises sont "vieilles" et belles !!!

Petit patrimoine 

Le petit patrimoine n'est pas de reste. Il suffit de regarder de chaque côté des rues ou de lever les yeux pour découvrir une porte ancienne, une statuette, une croix, un lavoir et bien d'autres curiosités encore.

  Le cirque du Bout du Monde

Quel spectacle, une reculée jurassienne en pleine Côte d'Or ! De majestueuses falaises de calcaire creusées petit à petit par la Cozanne, qui forme au fond de la reculée, une cascade. Une reculée est creusée petit à petit par les eaux d'infiltrations dans un plateau calcaire. L'eau en pénétrant dans le massif calcaire, le ronge jusqu'à faire s'écrouler des pans entiers de la bordure du plateau. La zone d'effondrement prend la forme d'un cirque en recul par rapport au front du plateau. Le cirque du Bout du Monde a été creusé par les eaux de la Cozanne dans le calcaire du bajocien. Ce calcaire a été formé il y a 170 millions d'années par les squelettes d'animaux marins nommées des crinoïdes. Il va de soit que la Cozanne a mis quelques millions d'années pour creuser le cirque actuel. La cascade de la Cozanne est située au lieu dit "Cul de Menevault" sur la droite du cirque. La Cozanne ne parcourt que quelques centaines de mètres depuis sa source située en amont sur les marnes et calcaires argileux du plateau avant de chuter dans le Bout du Monde.
Sur le côté gauche du cirque est située la grotte de la Tournée, une belle résurgence sortant d'une galerie de 50 m dans la falaise.
La faune du cirque du Bout du Monde est typiquement montagnarde. On peut y voir depuis quelque temps des faucons pèlerins et des martinets au ventre blanc. Ceux-ci ne se rencontrent, en Bourgogne, qu'à cet endroit.
Un site unique en Bourgogne combinant une splendide cascade (s'il y a de l'eau) avec une résurgence jaillissant d'une grotte dans la falaise. Le tout entouré par les plus célèbres vignobles de la région de Beaune.
Références :
http://www.nolay.fr/un-peu-d-histoire
 https://www.lieux-insolites.fr/cotedor/nolay/nolay.htm



AMUR au forum des associations

De 10 heures à 18 heures, des représentants d'AMUR ont tenu une permanence au forum des associations à Autun. 
Quelles conclusions en tirer ? 
Différentes selon que nous envisageons le verre à moitié vide ou le même verre à moitié plein. 
D'après nos estimations, la fréquentation a été modeste, conséquence du  manque d'informations auprès des habitants. Une sono bruyante et inaudible n'a pas permis d'apprécier les propos tenus lors des entretiens avec les responsables d'associations. 
Cependant, le bilan n'est pas négligeable. Les stands étaient nombreux et variés. En parcourant les travées, nous avons pu échanger et collecter des informations. Nous étions bien placés au centre de la grande salle de l'Hexagone. Nous avons pu expliquer notre démarche, inciter nos interlocuteurs à aller sur le site de la Louvetière et constater que le circuit de Découvertes était connu et apprécié par la qualité des panneaux et du balisage.
Caroline, Léa et Zoë, les trois étudiantes chinoises qui fréquentent notre club étaient présentes. Elles ont renforcé notre image de club ouvert à tous et de leur côté elles ont pu entrer en contact avec certains responsables impliqués dans des projets de jumelage avec leur pays.